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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 01:43

PLAN

Introduction

1. biobibliographie

1.1 Vie de Platon

1.2 Courant philosophique de Platon

1.3 Œuvres de Platon

2. Le mythe de la caverne

2.1 Présentation de l’allégorie

2.2 Explication de l’allégorie

2.3 Quelques leçons à tirer

Conclusion

Introduction

Le mythe de la caverne est une allégorie élaborée par Platon dans le livre 7 de la République où il veut inviter le lecteur à aller au-delà de son environnement immédiat par l’entremise de la pensée pour accéder à la connaissance vraie, car ce qu’il voit, ce qu’il touche et ce qu’il entend directement ne peuvent lui révéler la vérité. Florentin et moi sommes désignés pour en parler. Nous ne sommes pas sûrs de vous apporter assez d’information sur le sujet en raison du fait que tout le monde en sait déjà quelque chose. Pardonner cette affirmation. Mais les différentes interventions qui suivront la présentation prouveront la véracité de mes propos. Ceci, le plan du travail se présente comme suit…

  1. Bibliographie

1.1 Vie de Platon

Platon appartient à une des plus illustres familles d’Athènes. Son nom d’Aristocles est très tôt changé en celui de Platon (de platus large), surnom qui lui est sans doute attribué à cause de la largeur de ses épaules ou de son front. Il a étudié les lettres, les mathématiques, la musique et la gymnastique.

Sa rencontre avec Socrate, en 408 fut décisive dans son parcours et l’amène à renoncer aux arts pour s’adonner à la philosophie, mais toute son œuvre gardera de cette première formation une très forte imprégnation poétique. Toute sa vie, il conservera pour son premier maitre une grande admiration. Qu’Athènes puisse accuser d’impiété et condamner à mort l’homme le plus éminent de son époque le marquera pour toujours et déterminera l’orientation de sa doctrine philosophique. Platon avait 29 ans en ce moment.

Déçu par la démocratie, profondément affectée par la mort de son maître, Platon décide de s’exiler et entreprend de nombreux voyages, notamment dans la grande Grèce (Italie du Sud). En Sicile, il tente vainement de convaincre Denys l’Ancien d’établir une forme de gouvernement régie par la philosophie. Le tyran se brouille avec lui et le livre à un capitaine qui le vend comme esclave ; il est heureusement racheté par un ami.

Platon revient à Athènes (vers 387) où il fonde une école de philosophie qu’on appellera l’Académie parce qu’elle se trouvait dans les jardins d’Academus. On y enseigne la philosophie mais aussi les mathématiques et la gymnastique.

Platon retournera en Sicile pour tenter de guider le successeur de Denys l’Ancien, Denys le Jeune, vers la sagesse, sans succès. Alors il revient définitivement à Athènes où il se consacre à la philosophie jusqu’à sa mort, à l’âge de quatre-vingts ans.

1.2 Courant philosophique de Platon ou philosophie platonicienne

Platon est un idéaliste pur et dur. De façon prosaïque, disons que l’idéalisme est le courant philosophique qui ramène ou subordonne à la pensée toute existence, toute réalité. Platon attribue aux idées une existence en-soi et les tient pour la réalité essentielle. Pour lui l’accès à la connaissance, à la vérité passe uniquement par la pensée c’est–à-dire l’ensemble des phénomènes de l’esprit visant une connaissance, contrairement à son élève Aristote qui pense que la connaissance provient et de l’expérience et de la pensée. La recherche de la philosophie première pour utiliser une formule d’Aristote, désignant la vérité ou l’essence se limite strictement à l’usage de la pensée à en croire son maître. Selon la philosophie platonicienne toute vérité est obtenue au filtre de la pensée. Il a été rapporté qu’à l’académie fondée par Platon on n’enseignait pas mais le débat d’’idée était privilégié. Ceci pour amener les usagers à réfléchir et parvenir à la vérité par eux même et non devenir des consommateurs inactifs des idées d’autrui. Noam Chomsky, linguiste et philosophe américain affirmera plus tard que la véritable éducation consiste à pousser les gens à penser par eux-mêmes. Nous savons aussi que le genre littéraire préféré de Platon est le dialogue. Le dialogue amène nécessaire à réfléchir avant de s’exprimer, car il s’agit de répondre ou de réagir à ce que l’autre dit. Tout ceci montre que Platon est un idéaliste inconditionnel. Platon estime que les idées sont « plus réelles» que la matière. Autrement dit, ce que nous saisissons par la pensée est plus réel que ce que nous percevons par nos sens. Pour atteindre ces idées la pensée est sollicitée. Il faut donc, selon Platon, apprendre à séparer l’âme du corps afin d’atteindre le Vrai ; le Bien et le beau. C’est pourquoi Platon disait que « philosopher, c’est apprendre à mourir ». En réalité, les Idées, pour Platon, désignent aussi, et même surtout, les Idéaux : le Vrai, le Bien, le Beau. Au-delà du monde sensible se trouve un autre qu’il appelle le monde des idées ou le monde intelligible. C’est ici que se retrouve le vrai, les choses éternelles et immuables.

1.3 Les œuvres de Platon (la liste n’est pas exhaustive)

Platon a rédigé plusieurs ouvrages. Entre autres livres

Apologie de Socrate ; Gorgias ; Ion : et autres textes, poésie et philosophie ; La République ; Le Banquet ; Le politique ; Les lois ; Phédon ; Phèdre ; Philèbe ; Protagoras ; Timée ; Critias

  1. LE MYTHE DE LA CAVERNE

2.1 Présentation de l’allégorie

Platon (V° siècle avant J.C), La République, Livre 7...

Le mythe de la caverne est une allégorie qui illustre la situation de l’homme par rapport à la lumière, c'est-à-dire par rapport à la vérité. Supposons des captifs enchaînés dans une demeure souterraine, le visage tourné vers la paroi opposée à l’entrée et dans l’impossibilité de voir autre chose que cette paroi. Elle est éclairée par les reflets d’un feu qui brûle au dehors, sur une hauteur à mi pente de laquelle passe une route bordée d’un petit mur. Derrière ce mur défilent des gens portant sur leurs épaules des objets hétéroclites, statuettes d’hommes, d’animaux, etc.

De ces objets, les captifs ne voient que l’ombre projetée par le feu sur le fond de la caverne. De même, ils n’entendent que les échos des paroles qu’échangent les porteurs. Habitués depuis leur naissance à contempler ces vaines images, à écouter ces sons confus dont ils ignorent l’origine, ils vivent dans un monde de fantômes qu’ils prennent pour des réalités. Soudain l’un d’entre eux est délivré de ses chaînes et entraîné vers la lumière. Au départ, il en est tout ébloui. La lumière du soleil lui fait mal, il ne distingue rien de ce qui l’entoure. D’instinct, il cherche à reposer ses yeux dans l’ombre qui ne le blessait pas. Peu à peu, cependant, ses yeux s’accoutument à la lumière, et il commence à voir le reflet des objets réfléchis dans les eaux. Plus tard, il se sent prêt à affronter la vue directe. Enfin il deviendra capable de soutenir l’éclat du soleil.

C’est alors qu’il réalise que sa vie antérieure n’était qu’un rêve sombre, il se met à plaindre ses anciens compagnons de captivité[1]. Mais il redescend près d’eux pour les instruire, pour leur montrer le leurre dans lequel ils vivent et leur décrire le monde de la lumière ; qui l’écoutera sans rire, qui donnera créance à sa révélation? Les plus sages eux-mêmes le traiteront de fou et iront jusqu'à le menacer de mort s’il s’obstine.

  1. Explication de l’allégorie

Dans cette allégorie, la caverne peut-être comparée au monde sensible dans lequel nous sommes, symbole de ténèbres et d’ignorance.
Nous sommes enchaînés dans cette caverne, esclaves de nous-mêmes et de notre éducation. La lumière est au dehors, mais il faut du courage pour la rejoindre, supporter la souffrance et la peur pour affronter la vérité. Nous devrons parcourir le sentier, qui est celui de la philosophie, pour espérer entrevoir la lumière. Cependant le philosophe, s’il est de son devoir de partager son savoir, aura du mal à le faire accepter par ceux qui sont restés dans la caverne. C’est pourquoi il est souvent rejeté. Il pourra dire ce qu’il a vu (et donc compris), mais il ne pourra jamais totalement décrire le chemin par lequel il est passé. L’apprenti philosophe doit donc entendre et accepter, à travers ce mythe, que sa vision du monde est une illusion, car basée sur des a priori, et qu’il doit sortir de la caverne pour se mettre réellement à la quête de la vérité. Pour cela, il doit faire preuve d’humilité, appliquer la politique de la table rase, en oubliant ce qu’il a vu dans la caverne. Comment faire table rase ? C’est ce que nous découvrons dans Discours de la méthode de René Descartes. Il faut oublier tout ce qu’on a vu dans la caverne, ce n’est que de la matière, au-delà d’elle, se trouve la vérité. Faire table rase, c’est ne pas prendre pour vrai ce qui est vu dans la caverne. Mais il faut commencer par chercher ce vrai dès la sortie de la caverne en usant sa pensée, la véritable source de la connaissance. Faire table rase, c’est abandonner les préjugés, les opinions reçues pour réfléchir par soi-même, faire table rase, c’est laisser les connaissances illusoires ou empiriques, reprendre tout à zéro en tentant d’apporter une réponse rationnelle à celles-ci.

2.3 Leçons à tirer

A. Vérité : l’objectif principal que vise l’allégorie est la vérité. A travers elle, l’auteur invite à saisir la vérité, source de bonheur par la pensée. Avec la vérité, nous sommes mieux illuminés. Pour lui la vérité est la finalité de tout et nous devons travailler par la pensée pou y parvenir. Il défend qu’au-delà des opinions, des matériels, il existe une vérité que seule la pensée peut retrouver. Le prisonnier libéré va à la recherche de cette vérité afin d’être libre et épanoui puis libérer ces anciens co-prisonniers. Jésus dit dans l’Evangile, vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libèrera. De nos jours, la vérité, cette réalité n’est pas aimée ni acceptée dans nos sociétés. A la limite, c’est une minorité qui promeut la vérité. La majorité préfère la complaisance, le compromis et parfois le mensonge. Jean-Paul II dira que la vérité n’est pas souvent conforme à l’opinion de la majorité. Cette majorité soutient ce qui est faux, ce qui arrange socialement, financièrement, politiquement même si c’est impudique et ne concorde pas avec la raison.

Le gain de la personne qui dit la vérité est le désamour de son entourage, il est parfois menacé et traqué tel un ras. La vérité depuis toujours semble être emprisonnée. Ainsi, elle n’est pas dite et par conséquence n’existe pas. Jacques Prévert, auteur français affirme que quand la vérité est libre, la vérité est vraie. Et nous savons tous que dans tous les groupes humain que la vérité n’est pas libre, en conséquence, nous vivons dans un monde de mensonge, d’hypocrisie et de duperie. La personne qui apporte la vérité n’est pas la bienvenue.

Nous avons tous constaté que celui qui est sorti de la caverne et qui y est retourné afin de partager l’expérience qu’il a faite de la vérité est menacé.

B. Souffrance : dans cette allégorie, nous réalisons que le chemin qui mène le prisonnier libéré à la vérité est semé d’embûches. La lumière du soleil le dérange et l’empêche de distinguer clairement ce qui l’entoure. La montée qui conduit à la vérité est rude et épineux. Une fois la vérité obtenue, le processus pour la faire connaître est aussi difficile. Le prisonnier a pensé à tous ceux qui sont restés dans la caverne, il veut retourner, leur faire connaître la vérité et les convaincre mais ses souffrances furent grandes : il a été traité de fou, il fait objet de mépris, de menace de mort, etc. Depuis toujours, la vérité fait partie de l’existence humaine et dans ce cas de figure celui qui dit la vérité fait l’expérience de la souffrance quand il est rejeté, injurié, traiter avec mépris et ou considérer comme un ennemi. On est conscient qu’il dit vrai mais des intérêts étant en jeu la vérité est interdite. Le désamour qu’il subit de la part de son entourage peut l’amener à se taire, à se décourager et le pis il peut être corrompu et adhérer désormais au mensonge aussi.

La souffrance, par ailleurs peut former l’individu, la souffrance peut amener aussi à prendre conscience de certaines réalités de la vie. Pour accomplir de grandes choses, il faut parfois passer par la souffrance. Les cas de Jésus, de saint Paul et des apôtres en général sont illustratifs. On pourrait aussi penser à Galilée (la terre tourne autour du soleil), Einstein et saint Jean EUDES, incompris, contesté et rejeté mais en fin de compte, ils ont été rétablis, leurs œuvres ont été reconnues et prospèrent toujours.

C. Courage : à travers le mythe de la caverne, Platon veut montrer la vie du philosophe qui connait plusieurs incertitudes et difficultés avant d’atteindre la vérité. Au cœur de ces difficultés, il doit tenir bon. Et nous voyons tous que malgré les obstacles divers, le prisonnier libéré a gardé le courage en arrivant à la vérité et en réussissant à convaincre les autres. Aujourd’hui, dans notre contexte où la vérité rencontre toujours des résistances, le défenseur de la vérité doit s’armer de courage. Il doit encore et surtout avoir une conviction forte. Son amour pour cette vérité et l’intérêt de la communauté doivent le galvaniser. Rien ne doit émousser son ardeur, pour le bien des hommes, il ne doit avoir peur de rien, car, pour reprendre une formule de André XXIII, archevêque de Paris «La peur pousse à cacher et à se cacher.» Aristote invite à faire preuve de courage pour une bonne relation aux autres. Pour lui, nous ne devons pas être ni lâches, ni casse-cou, mais courageux. Il précise que faire preuve de peu de courage est de la lâcheté et trop de courage est de l’inutile témérité. Ainsi la morale catholique inscrit le courage au nombre des 4 vertus cardinales.

D. Humilité : le prisonnier libéré va à la vérité dans un esprit d’humilité en estimant que ces connaissances actuelles ne sont pas vraies ou qu’il ne connaît rien. Dans le cas contraire, il ne sortirait point de la caverne. Un professeur de communication, Éphrem QUENUM conseillait à ses étudiants qu’ils doivent apprendre à marcher comme un bébé afin de mieux apprendre pour devenir des professionnels compétents. Pour ce dernier, c’est clair, l’apprentissage et la compétence sont tributaires d’un esprit d’humilité, d’un esprit d’enfant. L’apprenant doit répéter avec Socrate : ce que je sais, c’est que je ne sais rien ou avec Jules Lachelier, philosophe idéaliste français répondant à la question qu’est ce que la philosophie je ne sais pas. Il doit éviter de verser dans un pédantisme inutile en se basant sur ses connaissances illusoires. Dans le cas d’espèce, le prisonnier qui va effectuer ce mouvement ascendant en quittant la caverne pour acquérir la connaissance véritable ou atteindre la vérité doit faire montre d’humilité. Il doit apprendre à partir de nouveau, il doit se détacher des connaissances illusoires qui peut–être le rempliraient d’orgueil et l’empêcheraient de facto d’atteindre son objectif : la connaissance parfaite ou la vérité. De même, le mouvement descendant doit s’effectuer dans une démarche empreinte d’humilité. Par ailleurs, Dans la vie courante en général, l’humilité est essentielle pour vivre avec les hommes. Elle l’est aussi pour être heureux. Etienne François de Vernage, un prêtre français disait dans son ouvrage Maximes et réflexions: « Rien n'est plus capable d'attirer l'estime et l'approbation des hommes qu'un grand mérite accompagné d'humilité et de modestie. ». Le Pape François trouve dans cette vertu une cause de salut et nous enseigne que « L’humilité sauve l’homme: l’orgueil lui fait perdre sa route. ». Dans les évangiles, Jésus appelle plusieurs fois à l’humilité, providentiellement, l’évangile de ce jour en parle en partie et celui de ce 27ème dimanche du temps ordinaire de l’année B nous en parlera de façon illustrative et détaillée (Mc 10, 13-16). On se souvient aussi du geste patent de Jésus le jeudi saint (Jn 13, 4-11). Saint Paul disait aux philippiens d’avoir assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à eux-mêmes. (Ph 2, 3)

Conclusion

Le mythe de la caverne regorge beaucoup de leçons et nous venons d’en souligner quelques unes. On pourrait penser également comme leçon à la persévérance, à l’effort, etc. Nous ne sommes donc pas surs d’avoir tiré toutes les leçons y afférentes. Ce mythe est une invite à délaisser les connaissances illusoires et transcender aux moyens de la pensée pour posséder les connaissances vraies. "En réalité nous ne savons rien, car la vérité est au fond de l'abîme. "affirmait Démocrite d’Abdère, il est donc demandé de descendre au fond de cet abîme avec la pensée pour sortir la vérité.
La connaissance vraie se limiterait-elle strictement à la pensée ? Ne peut-on pas obtenir celle-ci par d’autres moyens ou canaux? Platon possède–t-il la meilleure manière pour atteindre la vérité ? Pour Platon la vérité ne peut être obtenue qu’à partir de la pensée. N’est-il pas trop rigide quand il avance que la pensée est la seule source de vérité tandis que cette vérité peut être obtenue par le sensible. Par exemple quelqu’un d’entre nous affirme que notre portail est de couleur marron, ceci est une vérité, nous n’avons point besoin de réfléchir ou de penser avant d’attester cela ou un autre dit l’actuel pape s’appelle François, point de réflexion aussi pour valider. Ainsi, la vérité peut-être obtenue simplement par la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, bref par les sens. D’ailleurs à ce niveau son élève Aristote ne pactise pas totalement avec lui. Selon Aristote, rien ne peut exister dans la conscience qui n’ait d’abord été perçu par les sens. Il soutient donc qu’on peut obtenir la vérité aussi par les sens. Certains philosophes adhèreront à cette doctrine appelée l’empirisme, parmi les plus connus, on peut citer : John Locke, David Hume et Berkeley. Ils soutiennent unanimement que toutes les connaissances sur le monde proviennent de ce que les sens nous transmettent. Par conséquent, si nous avons une représentation ou une idée qui n’a aucun lien avec des faits dont nous avons fait l’expérience, c’est d’emblée une fausse idée. Par ailleurs, en poussant l’analyse plus loin, on dire que c’est Dieu qui est à l’origine de la vérité, c’est Dieu qui est la vérité, c’est Lui qui détient la vérité. A ce titre, il peut faire connaître la vérité par tous les moyens possibles.

[1] Platon, la république, livre……………

PLAN

Introduction

1. biobibliographie

1.1 Vie de Platon

1.2 Courant philosophique de Platon

1.3 Œuvres de Platon

2. Le mythe de la caverne

2.1 Présentation de l’allégorie

2.2 Explication de l’allégorie

2.3 Quelques leçons à tirer

Conclusion

Introduction

Le mythe de la caverne est une allégorie élaborée par Platon dans le livre 7 de la République où il veut inviter le lecteur à aller au-delà de son environnement immédiat par l’entremise de la pensée pour accéder à la connaissance vraie, car ce qu’il voit, ce qu’il touche et ce qu’il entend directement ne peuvent lui révéler la vérité. Florentin et moi sommes désignés pour en parler. Nous ne sommes pas sûrs de vous apporter assez d’information sur le sujet en raison du fait que tout le monde en sait déjà quelque chose. Pardonner cette affirmation. Mais les différentes interventions qui suivront la présentation prouveront la véracité de mes propos. Ceci, le plan du travail se présente comme suit…

  1. Bibliographie

1.1 Vie de Platon

Platon appartient à une des plus illustres familles d’Athènes. Son nom d’Aristocles est très tôt changé en celui de Platon (de platus large), surnom qui lui est sans doute attribué à cause de la largeur de ses épaules ou de son front. Il a étudié les lettres, les mathématiques, la musique et la gymnastique.

Sa rencontre avec Socrate, en 408 fut décisive dans son parcours et l’amène à renoncer aux arts pour s’adonner à la philosophie, mais toute son œuvre gardera de cette première formation une très forte imprégnation poétique. Toute sa vie, il conservera pour son premier maitre une grande admiration. Qu’Athènes puisse accuser d’impiété et condamner à mort l’homme le plus éminent de son époque le marquera pour toujours et déterminera l’orientation de sa doctrine philosophique. Platon avait 29 ans en ce moment.

Déçu par la démocratie, profondément affectée par la mort de son maître, Platon décide de s’exiler et entreprend de nombreux voyages, notamment dans la grande Grèce (Italie du Sud). En Sicile, il tente vainement de convaincre Denys l’Ancien d’établir une forme de gouvernement régie par la philosophie. Le tyran se brouille avec lui et le livre à un capitaine qui le vend comme esclave ; il est heureusement racheté par un ami.

Platon revient à Athènes (vers 387) où il fonde une école de philosophie qu’on appellera l’Académie parce qu’elle se trouvait dans les jardins d’Academus. On y enseigne la philosophie mais aussi les mathématiques et la gymnastique.

Platon retournera en Sicile pour tenter de guider le successeur de Denys l’Ancien, Denys le Jeune, vers la sagesse, sans succès. Alors il revient définitivement à Athènes où il se consacre à la philosophie jusqu’à sa mort, à l’âge de quatre-vingts ans.

1.2 Courant philosophique de Platon ou philosophie platonicienne

Platon est un idéaliste pur et dur. De façon prosaïque, disons que l’idéalisme est le courant philosophique qui ramène ou subordonne à la pensée toute existence, toute réalité. Platon attribue aux idées une existence en-soi et les tient pour la réalité essentielle. Pour lui l’accès à la connaissance, à la vérité passe uniquement par la pensée c’est–à-dire l’ensemble des phénomènes de l’esprit visant une connaissance, contrairement à son élève Aristote qui pense que la connaissance provient et de l’expérience et de la pensée. La recherche de la philosophie première pour utiliser une formule d’Aristote, désignant la vérité ou l’essence se limite strictement à l’usage de la pensée à en croire son maître. Selon la philosophie platonicienne toute vérité est obtenue au filtre de la pensée. Il a été rapporté qu’à l’académie fondée par Platon on n’enseignait pas mais le débat d’’idée était privilégié. Ceci pour amener les usagers à réfléchir et parvenir à la vérité par eux même et non devenir des consommateurs inactifs des idées d’autrui. Noam Chomsky, linguiste et philosophe américain affirmera plus tard que la véritable éducation consiste à pousser les gens à penser par eux-mêmes. Nous savons aussi que le genre littéraire préféré de Platon est le dialogue. Le dialogue amène nécessaire à réfléchir avant de s’exprimer, car il s’agit de répondre ou de réagir à ce que l’autre dit. Tout ceci montre que Platon est un idéaliste inconditionnel. Platon estime que les idées sont « plus réelles» que la matière. Autrement dit, ce que nous saisissons par la pensée est plus réel que ce que nous percevons par nos sens. Pour atteindre ces idées la pensée est sollicitée. Il faut donc, selon Platon, apprendre à séparer l’âme du corps afin d’atteindre le Vrai ; le Bien et le beau. C’est pourquoi Platon disait que « philosopher, c’est apprendre à mourir ». En réalité, les Idées, pour Platon, désignent aussi, et même surtout, les Idéaux : le Vrai, le Bien, le Beau. Au-delà du monde sensible se trouve un autre qu’il appelle le monde des idées ou le monde intelligible. C’est ici que se retrouve le vrai, les choses éternelles et immuables.

1.3 Les œuvres de Platon (la liste n’est pas exhaustive)

Platon a rédigé plusieurs ouvrages. Entre autres livres

Apologie de Socrate ; Gorgias ; Ion : et autres textes, poésie et philosophie ; La République ; Le Banquet ; Le politique ; Les lois ; Phédon ; Phèdre ; Philèbe ; Protagoras ; Timée ; Critias

  1. LE MYTHE DE LA CAVERNE

2.1 Présentation de l’allégorie

Platon (V° siècle avant J.C), La République, Livre 7...

Le mythe de la caverne est une allégorie qui illustre la situation de l’homme par rapport à la lumière, c'est-à-dire par rapport à la vérité. Supposons des captifs enchaînés dans une demeure souterraine, le visage tourné vers la paroi opposée à l’entrée et dans l’impossibilité de voir autre chose que cette paroi. Elle est éclairée par les reflets d’un feu qui brûle au dehors, sur une hauteur à mi pente de laquelle passe une route bordée d’un petit mur. Derrière ce mur défilent des gens portant sur leurs épaules des objets hétéroclites, statuettes d’hommes, d’animaux, etc.

De ces objets, les captifs ne voient que l’ombre projetée par le feu sur le fond de la caverne. De même, ils n’entendent que les échos des paroles qu’échangent les porteurs. Habitués depuis leur naissance à contempler ces vaines images, à écouter ces sons confus dont ils ignorent l’origine, ils vivent dans un monde de fantômes qu’ils prennent pour des réalités. Soudain l’un d’entre eux est délivré de ses chaînes et entraîné vers la lumière. Au départ, il en est tout ébloui. La lumière du soleil lui fait mal, il ne distingue rien de ce qui l’entoure. D’instinct, il cherche à reposer ses yeux dans l’ombre qui ne le blessait pas. Peu à peu, cependant, ses yeux s’accoutument à la lumière, et il commence à voir le reflet des objets réfléchis dans les eaux. Plus tard, il se sent prêt à affronter la vue directe. Enfin il deviendra capable de soutenir l’éclat du soleil.

C’est alors qu’il réalise que sa vie antérieure n’était qu’un rêve sombre, il se met à plaindre ses anciens compagnons de captivité[1]. Mais il redescend près d’eux pour les instruire, pour leur montrer le leurre dans lequel ils vivent et leur décrire le monde de la lumière ; qui l’écoutera sans rire, qui donnera créance à sa révélation? Les plus sages eux-mêmes le traiteront de fou et iront jusqu'à le menacer de mort s’il s’obstine.

  1. Explication de l’allégorie

Dans cette allégorie, la caverne peut-être comparée au monde sensible dans lequel nous sommes, symbole de ténèbres et d’ignorance.
Nous sommes enchaînés dans cette caverne, esclaves de nous-mêmes et de notre éducation. La lumière est au dehors, mais il faut du courage pour la rejoindre, supporter la souffrance et la peur pour affronter la vérité. Nous devrons parcourir le sentier, qui est celui de la philosophie, pour espérer entrevoir la lumière. Cependant le philosophe, s’il est de son devoir de partager son savoir, aura du mal à le faire accepter par ceux qui sont restés dans la caverne. C’est pourquoi il est souvent rejeté. Il pourra dire ce qu’il a vu (et donc compris), mais il ne pourra jamais totalement décrire le chemin par lequel il est passé. L’apprenti philosophe doit donc entendre et accepter, à travers ce mythe, que sa vision du monde est une illusion, car basée sur des a priori, et qu’il doit sortir de la caverne pour se mettre réellement à la quête de la vérité. Pour cela, il doit faire preuve d’humilité, appliquer la politique de la table rase, en oubliant ce qu’il a vu dans la caverne. Comment faire table rase ? C’est ce que nous découvrons dans Discours de la méthode de René Descartes. Il faut oublier tout ce qu’on a vu dans la caverne, ce n’est que de la matière, au-delà d’elle, se trouve la vérité. Faire table rase, c’est ne pas prendre pour vrai ce qui est vu dans la caverne. Mais il faut commencer par chercher ce vrai dès la sortie de la caverne en usant sa pensée, la véritable source de la connaissance. Faire table rase, c’est abandonner les préjugés, les opinions reçues pour réfléchir par soi-même, faire table rase, c’est laisser les connaissances illusoires ou empiriques, reprendre tout à zéro en tentant d’apporter une réponse rationnelle à celles-ci.

2.3 Leçons à tirer

A. Vérité : l’objectif principal que vise l’allégorie est la vérité. A travers elle, l’auteur invite à saisir la vérité, source de bonheur par la pensée. Avec la vérité, nous sommes mieux illuminés. Pour lui la vérité est la finalité de tout et nous devons travailler par la pensée pou y parvenir. Il défend qu’au-delà des opinions, des matériels, il existe une vérité que seule la pensée peut retrouver. Le prisonnier libéré va à la recherche de cette vérité afin d’être libre et épanoui puis libérer ces anciens co-prisonniers. Jésus dit dans l’Evangile, vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libèrera. De nos jours, la vérité, cette réalité n’est pas aimée ni acceptée dans nos sociétés. A la limite, c’est une minorité qui promeut la vérité. La majorité préfère la complaisance, le compromis et parfois le mensonge. Jean-Paul II dira que la vérité n’est pas souvent conforme à l’opinion de la majorité. Cette majorité soutient ce qui est faux, ce qui arrange socialement, financièrement, politiquement même si c’est impudique et ne concorde pas avec la raison.

Le gain de la personne qui dit la vérité est le désamour de son entourage, il est parfois menacé et traqué tel un ras. La vérité depuis toujours semble être emprisonnée. Ainsi, elle n’est pas dite et par conséquence n’existe pas. Jacques Prévert, auteur français affirme que quand la vérité est libre, la vérité est vraie. Et nous savons tous que dans tous les groupes humain que la vérité n’est pas libre, en conséquence, nous vivons dans un monde de mensonge, d’hypocrisie et de duperie. La personne qui apporte la vérité n’est pas la bienvenue.

Nous avons tous constaté que celui qui est sorti de la caverne et qui y est retourné afin de partager l’expérience qu’il a faite de la vérité est menacé.

B. Souffrance : dans cette allégorie, nous réalisons que le chemin qui mène le prisonnier libéré à la vérité est semé d’embûches. La lumière du soleil le dérange et l’empêche de distinguer clairement ce qui l’entoure. La montée qui conduit à la vérité est rude et épineux. Une fois la vérité obtenue, le processus pour la faire connaître est aussi difficile. Le prisonnier a pensé à tous ceux qui sont restés dans la caverne, il veut retourner, leur faire connaître la vérité et les convaincre mais ses souffrances furent grandes : il a été traité de fou, il fait objet de mépris, de menace de mort, etc. Depuis toujours, la vérité fait partie de l’existence humaine et dans ce cas de figure celui qui dit la vérité fait l’expérience de la souffrance quand il est rejeté, injurié, traiter avec mépris et ou considérer comme un ennemi. On est conscient qu’il dit vrai mais des intérêts étant en jeu la vérité est interdite. Le désamour qu’il subit de la part de son entourage peut l’amener à se taire, à se décourager et le pis il peut être corrompu et adhérer désormais au mensonge aussi.

La souffrance, par ailleurs peut former l’individu, la souffrance peut amener aussi à prendre conscience de certaines réalités de la vie. Pour accomplir de grandes choses, il faut parfois passer par la souffrance. Les cas de Jésus, de saint Paul et des apôtres en général sont illustratifs. On pourrait aussi penser à Galilée (la terre tourne autour du soleil), Einstein et saint Jean EUDES, incompris, contesté et rejeté mais en fin de compte, ils ont été rétablis, leurs œuvres ont été reconnues et prospèrent toujours.

C. Courage : à travers le mythe de la caverne, Platon veut montrer la vie du philosophe qui connait plusieurs incertitudes et difficultés avant d’atteindre la vérité. Au cœur de ces difficultés, il doit tenir bon. Et nous voyons tous que malgré les obstacles divers, le prisonnier libéré a gardé le courage en arrivant à la vérité et en réussissant à convaincre les autres. Aujourd’hui, dans notre contexte où la vérité rencontre toujours des résistances, le défenseur de la vérité doit s’armer de courage. Il doit encore et surtout avoir une conviction forte. Son amour pour cette vérité et l’intérêt de la communauté doivent le galvaniser. Rien ne doit émousser son ardeur, pour le bien des hommes, il ne doit avoir peur de rien, car, pour reprendre une formule de André XXIII, archevêque de Paris «La peur pousse à cacher et à se cacher.» Aristote invite à faire preuve de courage pour une bonne relation aux autres. Pour lui, nous ne devons pas être ni lâches, ni casse-cou, mais courageux. Il précise que faire preuve de peu de courage est de la lâcheté et trop de courage est de l’inutile témérité. Ainsi la morale catholique inscrit le courage au nombre des 4 vertus cardinales.

D. Humilité : le prisonnier libéré va à la vérité dans un esprit d’humilité en estimant que ces connaissances actuelles ne sont pas vraies ou qu’il ne connaît rien. Dans le cas contraire, il ne sortirait point de la caverne. Un professeur de communication, Éphrem QUENUM conseillait à ses étudiants qu’ils doivent apprendre à marcher comme un bébé afin de mieux apprendre pour devenir des professionnels compétents. Pour ce dernier, c’est clair, l’apprentissage et la compétence sont tributaires d’un esprit d’humilité, d’un esprit d’enfant. L’apprenant doit répéter avec Socrate : ce que je sais, c’est que je ne sais rien ou avec Jules Lachelier, philosophe idéaliste français répondant à la question qu’est ce que la philosophie je ne sais pas. Il doit éviter de verser dans un pédantisme inutile en se basant sur ses connaissances illusoires. Dans le cas d’espèce, le prisonnier qui va effectuer ce mouvement ascendant en quittant la caverne pour acquérir la connaissance véritable ou atteindre la vérité doit faire montre d’humilité. Il doit apprendre à partir de nouveau, il doit se détacher des connaissances illusoires qui peut–être le rempliraient d’orgueil et l’empêcheraient de facto d’atteindre son objectif : la connaissance parfaite ou la vérité. De même, le mouvement descendant doit s’effectuer dans une démarche empreinte d’humilité. Par ailleurs, Dans la vie courante en général, l’humilité est essentielle pour vivre avec les hommes. Elle l’est aussi pour être heureux. Etienne François de Vernage, un prêtre français disait dans son ouvrage Maximes et réflexions: « Rien n'est plus capable d'attirer l'estime et l'approbation des hommes qu'un grand mérite accompagné d'humilité et de modestie. ». Le Pape François trouve dans cette vertu une cause de salut et nous enseigne que « L’humilité sauve l’homme: l’orgueil lui fait perdre sa route. ». Dans les évangiles, Jésus appelle plusieurs fois à l’humilité, providentiellement, l’évangile de ce jour en parle en partie et celui de ce 27ème dimanche du temps ordinaire de l’année B nous en parlera de façon illustrative et détaillée (Mc 10, 13-16). On se souvient aussi du geste patent de Jésus le jeudi saint (Jn 13, 4-11). Saint Paul disait aux philippiens d’avoir assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à eux-mêmes. (Ph 2, 3)

Conclusion

Le mythe de la caverne regorge beaucoup de leçons et nous venons d’en souligner quelques unes. On pourrait penser également comme leçon à la persévérance, à l’effort, etc. Nous ne sommes donc pas surs d’avoir tiré toutes les leçons y afférentes. Ce mythe est une invite à délaisser les connaissances illusoires et transcender aux moyens de la pensée pour posséder les connaissances vraies. "En réalité nous ne savons rien, car la vérité est au fond de l'abîme. "affirmait Démocrite d’Abdère, il est donc demandé de descendre au fond de cet abîme avec la pensée pour sortir la vérité.
La connaissance vraie se limiterait-elle strictement à la pensée ? Ne peut-on pas obtenir celle-ci par d’autres moyens ou canaux? Platon possède–t-il la meilleure manière pour atteindre la vérité ? Pour Platon la vérité ne peut être obtenue qu’à partir de la pensée. N’est-il pas trop rigide quand il avance que la pensée est la seule source de vérité tandis que cette vérité peut être obtenue par le sensible. Par exemple quelqu’un d’entre nous affirme que notre portail est de couleur marron, ceci est une vérité, nous n’avons point besoin de réfléchir ou de penser avant d’attester cela ou un autre dit l’actuel pape s’appelle François, point de réflexion aussi pour valider. Ainsi, la vérité peut-être obtenue simplement par la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat, bref par les sens. D’ailleurs à ce niveau son élève Aristote ne pactise pas totalement avec lui. Selon Aristote, rien ne peut exister dans la conscience qui n’ait d’abord été perçu par les sens. Il soutient donc qu’on peut obtenir la vérité aussi par les sens. Certains philosophes adhèreront à cette doctrine appelée l’empirisme, parmi les plus connus, on peut citer : John Locke, David Hume et Berkeley. Ils soutiennent unanimement que toutes les connaissances sur le monde proviennent de ce que les sens nous transmettent. Par conséquent, si nous avons une représentation ou une idée qui n’a aucun lien avec des faits dont nous avons fait l’expérience, c’est d’emblée une fausse idée. Par ailleurs, en poussant l’analyse plus loin, on dire que c’est Dieu qui est à l’origine de la vérité, c’est Dieu qui est la vérité, c’est Lui qui détient la vérité. A ce titre, il peut faire connaître la vérité par tous les moyens possibles.

[1] Platon, la république, livre……………

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commentaires

Guillaume OUATTARA 11/10/2015 04:17

Bravo à vous pour ce brillant travail .....

LATH 11/10/2015 02:57

Bravo à Florentin et Joël. Pour nous eudistes, saint Jean Eudes nous recommande la Profession d'humilité, comme chemin de perfection chrétienne...Séverin

LATH 11/10/2015 02:57

Bravo à Florentin et Joël. Pour nous eudistes, saint Jean Eudes nous recommande la Profession d'humilité, comme chemin de perfection chrétienne...Séverin

Stéphanas GNAGNE 11/10/2015 02:22

es maravilloso !
Estoy feliz por la continuidad de la investigación
Coraje mis hermanos
En Jesus y Maria udp

Yoël 12/10/2015 23:25

muchas gracias

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