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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 01:24

Présentation de la 34ème semaine du T. O

La trente quatrième semaine est la dernière du temps ordinaire et celle-ci met un terme à notre année liturgique B. Elle commence par la célébration de la solennité du Christ, roi de l’univers. A cet effet, la liturgie de ce dimanche nous donnera de contempler la royauté sous un nouveau jour.

« Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs ». C’était la réponse de Jésus à Pilate qui voulut savoir s’il était le roi des Juifs. Cette réponse du Christ que nous tenons de l’évangile marque le caractère distinctif de sa royauté. La sienne n’est pas l’exercice d’un pouvoir temporel, elle n’est point l’administration d’une cité terrestre. Son autorité royale n’est donc pas immanente mais transcendante. Elle est au-delà du temps et de l’espace et s’inscrit dans l’éternité.

Cette réalité qui est advenue avec Jésus, avait été annoncée plus tôt à Daniel dans une vision. C’est ce que nous écouterons dans la première lecture. Daniel vit quelqu’un venu avec les nuées du ciel. Il était comme Fils d’homme. Il fut intronisé et toutes les nations lui firent allégeance. Son pouvoir est impérissable et son règne sans fin.

Si, à l’avènement de Jésus, le lien n’a pu être établi et qu’il n’a pas été reconnu comme celui qui a été annoncé de diverses manières par les prophètes à travers les siècles, la seconde lecture tirée du livre de l’apocalypse apparaît comme un témoignage qui vient attester ce que nous enseigne la première lecture et authentifier ce que le Christ dit dans l’évangile. Dans la vision de l’apocalypse, le nom du Fils d’homme qui était tu dans le livre de Daniel est dévoilé. C’est Jésus-Christ, le premier né d’entre les morts. Il a accompli l’œuvre de la Rédemption au moyen de son sang et de nous, il a fait un royaume et des prêtres pour son Père.

Après cette solennité, nous méditerons tout au long de la semaine des extraits du livre de Daniel. Un livre qui a fondamentalement une visée apocalyptique. Et ce à juste titre parce que l’Eglise nous donne, pendant la dernière semaine de l’année liturgique d’appréhender ce qui pourrait advenir au dernier jour. Les textes de l’évangile seront dans la même perspective.

En revanche, la liturgie du lundi n’aura pas un ton apocalyptique comme toutes les autres de la semaine. Ainsi, la première lecture décrira le contexte et les circonstances dans lesquels Daniel est sorti de l’anonymat pour devenir une figure illustre. Le roi Nabucodonosor, après avoir assiégé Juda, ordonna de faire venir quelques jeunes israélites de race royale ou de famille noble pour être formés afin qu’ils soient ensuite mis à son service. Parmi eux se trouvaient Daniel, Ananias, Misaël et Azarias. A la suite de la formation, les quatre se révélaient plus brillants que tous les autres. Ils plurent au roi et il les admit à son service. Dans l’évangile, Jésus nous indique une pauvre veuve comme une figure digne d’estime de Dieu. « Elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle avait pour vivre » ; autrement, pour plaire au Seigneur, il faut s’abandonner tout entier à Lui comme cette veuve qui a tout donné ou bien comme les quatre jeunes qui se sont scrupuleusement soumis à ses commandements.

C’est ce qui va manquer dans l’attitude du roi Nabucodonosor, qui, en raison de son inconduite et de ses prétentions royales, eut des songes qui l’emplirent d’anxiété. Il convoqua les magiciens et tous qui détiennent quelque pouvoir surnaturel dans son royaume pour leur demander de lui dire le songe et l’interprétation subséquente. Nous découvrirons dans la première lecture du mardi que c’est Daniel qui réussit à lui dire la vision qu’il a eue et l’explication qui sied : le royaume sera le lieu d’une décadence et tombera en ruine, lui dira-t-il. Dans l’évangile, nous allons percevoir une image analogue. Jésus prédit la destruction du temple et bien d’autres menaces affreuses. L’avènement de toutes ces choses, dit-il, annoncera la proximité du moment.

Le mercredi, le roi Balthazar, fils de Nabucodonosor, qui lui succéda au trône vit une main écrire sur un mur un message inintelligible « Mené, Mené, Teqèl, Ou-Pharsine ». A la vue de ces mots, il y a de quoi s’inquiéter ! Il fit appel à Daniel pour en avoir le cœur net. Il réalisera qu’il s’agit de l’annonce de la fin de son règne et la dispersion de son royaume pour le fait qu’il ait profané les objets sacrés destinés au culte du Dieu créateur au profit de l’or, l’argent, le fer et les pierres qu’il avait élevé au rang de divinités. Si le mépris de Dieu entraînera la chute de Balthazar et de son royaume, le Christ dira à ses disciples dans l’évangile que la fidélité et l’endurance au moment de la persécution les conservera et rien de ce qui leur appartient ne se perdra même pas un seul de leur cheveu.

Le jeudi, nous verrons que l’admiration dont Daniel était l’objet a suscité à son encontre des envieux qui entretinrent un complot pour le faire mourir. De lui, ils sont allés se plaindre auprès du roi. Ne pouvant se dédire, le roi, conformément à la législation du royaume, appliqua la sanction prévue pour réprimer la faute commise. Par l’œuvre de Dieu, Daniel est sorti indemne de la gueule des lions au milieu desquels il a été jeté. Ce sont finalement ses détracteurs qui vont périr sous les dents des bêtes féroces et le Dieu de Daniel, le Dieu vivant devint le seul digne d’adoration dans tout l’empire.

Autant dans la première lecture, Daniel s’est relevé d’un grand affaissement en revenant à la vie pendant qu’il était destiné à la mort, autant le Christ dit à ses serviteurs que lorsque le malheur s’abattra sur Jérusalem et qu’ils seront remplis de frayeur, ce sera en ce moment qu’ils doivent se redresser et relever la tête car il s’agira là des prémices de leur rédemption.

Le vendredi, la première lecture ne nous parlera pas de Daniel qui est sollicité pour interpréter une vision ou une main qui aurait écrit sur un mur, mais plutôt d’une vision que lui-même a reçue et dont il n’a pu comprendre le message qui s’y cache. Il vit des êtres extraordinaires avec des allures horribles. A la fin, il vit un fils d’homme venu avec les nuées à qui il lui fut donné gloire et royauté avec une domination éternelle. Tous les peuples le serviront et sa royauté demeurera pour toujours. Si la première lecture s’est échue sur une note d’éternité, cette notion apparaît également dans l’évangile. Jésus dit ici (dans l’évangile) que ses paroles sont impérissables et qu’elles résistent au temps : « le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas ». A l’entendre, nous sommes tentés d’établir un lien entre la royauté et la domination éternelles de la première lecture avec ses paroles que le cours du temps ne réussit pas à altérer. Mais attendons de parcourir la liturgie du dernier jour de la semaine avant d’oser le lien synonymique. Le samedi, nous apprendrons que Daniel, à la vue de l’étrangéité que lui a laissé voir la vision, a été troublé. A l’occasion, il approcha l’un de ceux qui entourent le trône du vieillard pour qu’il lui soit révélé toutes ces choses étranges. C’est alors qu’il comprit le sens de la vision qu’il a eue. Il apprit donc que la royauté, la domination et la puissance de tous les royaumes de la terre sont données au peuple des saints du Très-Haut. Qui sont-ils, ces saints ? L’évangile vient nous le faire savoir et nous dit ce à quoi nous pourrions les reconnaître. Ce sont des personnes vigilantes qui ne se plaisent pas dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie. Ils se tiennent en éveil et prie constamment. C’est en ces matières qu’ils trouvent la force de tenir debout devant le Fils de l’homme.

Thème de la semaine : La Fidélité.

Que Dieu nous donne de célébrer la solennité de demain avec joie

Que la dite solennité affermisse notre foi

Que nous y trouvions des forces pour rester ferme sur la voie

A tous et chacun, bonne fête du Christ, Roi.

Cipesvy GAOUNGBA, théo 3, ICMA

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