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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 00:03

PRESENTATION DE LA 34 SEMAINE DU TEMPS ORDINAIRE DE L’ANNEE C

« Et il disait : "Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume."Et il lui dit : "En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis." (Lc 23, 42-43) »

Chers frères en Christ, en cette veille de la solennité du Christ Roi de l’univers, ou de la croix a lieu le dialogue sur la récompense eschatologique : "Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras avec ton royaume."Et à lui  de dire : "En vérité, je te le dis, aujourd'hui tu seras avec moi dans le Paradis." (Lc 23, 42-43) » je voudrais m’appesantir sur la citation d’un Théologien Suisse de langue allemande qui déclara au sujet du rapport entre foi et espérance ceci : « L’acte premier de foi est toujours d’adorer dans le silence et de s’émerveiller dans l’action de grâce ».  Celui-là, On l’appelle Balthasar ! ainsi avec sa pensée, voudrions nous voir la quintessence des textes liturgiques de cette dernière semaine de l’Année C, année de la miséricorde qui concentrent toute notre attention sur le retour imminent du Christ et sur les récompenses eschatologiques en connexion avec l’Avent tout proche.

A travers les péricopes de l’Apocalypse de saint Jean méditée en première lecture, et le dernier discours de Jésus à Jérusalem sur l’avènement dernier selon la lucarne lucanienne, nous contemplerons comme dans un dévoilement (une révélation) ce qui adviendra lorsque le règne de Dieu sera définitivement établi en la personne du Christ. Jésus va venir mettre fin aux peines et misères humaines. Alors se tiendra le jugement solennel de tous les hommes et une ère nouvelle s’ouvrira, toute de paix et de joie. Il apparaît dès lors un contraste sensible entre le règne du Christ, règne de paix et le fait terrifiants largement mentionnés dans les textes que nous écouterons au cours de la semaine.

 

Pour une intelligence plus approfondie des Ecritures, il importe de savoir que l’Apocalypse johannique fut écrite en référence à une situation historique très précise et pour réponse à une crise de conscience des premiers chrétiens en butte aux premières persécutions déclenchées par Rome (celles de Néron, de Domitien, etc.). Les fidèles du Christ décontenancés se posaient toutes sortes de questions : en triomphant de la mort, Jésus n’avait-il pas vaincu le monde et toutes les puissances mauvaises ? Comment alors justifier ce déchaînement de haine et de violence qui perdurent dans le monde ? En vérité, les réalités contemporaines correspondent parfaitement aux prophéties évangéliques. Ce que Jésus annonce n’a rien de réjouissant : « on se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste, et des famines ; des fins terrifiantes surviendront et de grands signes dans le ciel ». Voilà peinte dans un fond de tableau assez sombre l’ambiance qui règne dans nos relations humaines actuelles. Conflictuelles et belliqueuses, elles sont entretenues quotidiennement d’actes de violence perpétrés dans tous les coins de la planète. C’est le règne du mal. On vit en permanence dans la psychose de la peur et de la terreur. Le Christ semble en ajouter à la détresse humaine lorsqu’il dit : « ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit ». C’est vraiment la mise en scène d’une fin de notre monde.

Chers frères, ne nous affolons pas, car ce langage terrible qui insiste fortement sur le malheur est propre aux apocalypticiens. Ils le font dans le but d’en ressortir le bonheur infini qui vient. Il n’y a donc pas de commune mesure entre les peines, les misères, les souffrances, les faiblesses du temps présent et la paix, la joie, le réconfort que nous apporte le Christ.

Que faire chers frères pour ne pas rater ce rendez-vous avec Jésus ?

L’essentiel pour nous c’est d’éviter le péché et les occasions de péché, de rechercher ce qui plaît au Père et ce qu’Il approuve, d’accomplir ce qui convient à sa volonté irréprochable.

Il urge donc de rejeter loin de nous tout acte d’injustice, de perversité, l’amour des richesses, les disputes, les méchancetés et les fourberies, les murmures et les médisances, la haine de Dieu, l’orgueil, la vanité. Revêtons-nous tous d’humilité, de justice et de paix dans nos relations les uns avec les autres. Mettons l’amour au-dessus de tout. C’est lui qui fait la perfection dans le Christ.

De cette méditation, nous proposons comme thème pour la semaine : foi et espérance.

Une réflexion sur le rapport dialectique qui existe entre eux avec pour medium un permanent émerveillement en face de tout évènement situé dans le tissu de l’histoire et qui ne peut être interpréter autrement que comme un discours de Dieu.

            Car, lorsque l’espérance déserte le forum, la foi se ternit et la grâce divine insondable de tout esprit humain arrête son parcours. Un don divin ne peut être rationalisé ou quantifier.

            La foi en effet, une confiance totale et absolue en Dieu, confiance qui fait espérer de façon imprécise bien au-delà de ce que l’esprit humain peut raisonnablement attendre. Nul ne doit prévoir d’avance la grandeur, la profondeur et pour ainsi dire la masse de grâce que lui dessine Dieu. Dans la foi, l’homme formule des demandes. Dieu les accueille et y répond selon ses vues. Il peut les combler à la mesure de sa demande ou au-delà de celle-ci, en retardant ou en accélérant le processus. Si l’homme sait ce qu’il demande, il ignore, à vrai dire ce qu’il lui faut, de sorte que même après avoir obtenu ce qu’il demande selon ses vues humaines, l’émerveillement en face de ce don, sans le distraire, doit le maintenir dans l’espérance qui, en fait est renouvellement de demande et soutien de la foi. Le destinataire, bien que comblé, demeure donc toujours les bras tendus dans un élan permanent de reconnaissance et d’espérance.

            Puissions-nous donc préserver dans toute la mesure du possible notre foi du vieillissement, de la routine et, pour ainsi dire, des influences corrosives du matérialisme, afin d’être un jour comptés parmi les héritiers du grand Roi.

 

            Pour accompagner notre vie spirituelle, nos activités liturgiques ne connaitront pas de modification : La Lectio Divina du mardi, le chapelet du mercredi en méditant les mystères glorieux de notre Seigneur de l’espace de IUTEA à la grotte, l’adoration le jeudi dans le silence de nos cœurs en fond sonore musical. Chers frères, dans la perspective du déjà là du Royaume et du pas encore,

Prions les uns pour les autres. Que la Vierge Marie mère de toute vocation nous soutienne !

Bonne fête du Christ Roi à tous et chacun !

 

                                             

                                                         QUENUM Serge Pierre, Théo II, ICMA

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