Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 22:39

PRESENTATION DE LA CINQUIEME SEMAINE DU TEMPS PASCAL  ANNEE C

La particularité qui caractérise  cette cinquième semaine du temps pascal, la dernière de ce mois d’Avril finissant, exige  une pure extériorisation  de notre foi en Jésus-Christ. Dieu, en ouvrant  aux païens la porte de la foi, féconde la misGEDC3127sion apostolique. Ce signe se traduit à travers  l’affermissement spirituel  des communautés primitives et l’établissement des « presbuteroi –anciens » à la tête des jeunes Eglises. Voilà  le message de la première lecture de demain que nous propose Ac  14,21b-27.

Et comme toute la dynamique pré-pentecôstale vise à montrer le nouveau cours de l’histoire humaine instaurée par le ressuscité,  nos sens une fois encore seront tournés  vers l’avenir du ressuscité, vers le sanctuaire eschatologique. C’est le moment,  non de la « re-creatio – re création » mais de la « nova creatio – nouvelle création » pour laquelle Dieu déclare dans la deuxième lecture de demain (Ap 21,1-5a) : « Ecce nova facio omnia – Voici que je fais toutes choses nouvelles. » Ce renouvellement de toutes choses, suppose, suscite et provoque la refonte des relations interpersonnelles dans le moule divin. Jésus pourra alors, dans la péricope johannique de demain, donner, à l’humanité rachetée, un nouveau code de vie, un commandement     nouveau : « - aimez-vous les uns les autres- »  Désormais, la vita christiana – vie chrétienne- pourra vibrer au son de l’amour vrai et battre au rythme de la réciprocité. Et c’est sur cette trajectoire de lecture que se déploieront les textes de cette 5è semaine.

Ainsi, la lecture continue du livre des Actes des apôtres et de l’Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean, élargira nos vues autour de leurs 14è, 15è et 16è chapitres excepté le Vendredi. Le lundi, nous verrons Paul et Barnabé annoncer la Bonne nouvelle, guérir les malades et courir le risque de la lapidation. Dans l’Evangile du même jour qui nous sera présenté sous la plume du même Jean, Jésus conditionnera l’accueil et la fidélité à ses commandements à la capacité de l’aimer comme pour nous préparer à ce qui sera, douze siècles plus tard, rationalisé par le docteur angélique en ces termes : « quidquid recipitur, ad modum recipientis recipitur- Toute réception suppose une capacité de réception et est conditionnée par cette capacité. » Aimer Jésus, suppose donc accueillir ses commandements et y rester fidèles.  Mais visiblement, moult de personnes ont, aux premières heures de la chrétienté, pâli cette capacité qui reste prioritairement et fondamentalement ouverture à l’Evangile de vie. C’est ce que nous rencontrerons dans la lecture du mardi à travers la lapidation de Paul à Lystres, expression d’un refus du Dieu de Jésus-Christ. Une telle attitude ne peut apporter que  tourment et  désolation. Voilà pourquoi dans l’Evangile, Jésus  dira : « c’est la paix que je vous laisse, c’est ma paix que je vous donne ». Mais la paix avant d’être extérieure est d’abord intérieure ; et le don de cette paix  n’a nullement empêché les vives discussions qui provoqueront la tenue du premier concile apostolique de Jérusalem. Faut-il soumettre les nouveaux chrétiens venus du paganisme à la loi juive, et particulièrement au rite de la «  circoncision ?» Tel était le problème qui avait nécessité une telle réunion vers l’an 49 de l’ère chrétienne. La décision finale est sans équivoque : « il ne faut pas tourmenter ceux des païens qui se convertissent à Dieu ». (Lectures du Mercredi et du Jeudi) Dans les passages évangéliques de ces deux jours, le Christ exhortera à « demeurer -» dans son amour, à « rester attachés -» à Dieu afin d’être comblé de joie. Deux verbes d’état qui traduisent non pas la vie d’un moment mais « l’esse- l’être- » de tous les jours. Le Vendredi, eu égard à la fête des apôtres Philippes et Jacques, nous aurons en lecture 1Co15,1-8  et Jn 14,6-14 où  il est respectivement question du rappel de l’événement de la résurrection par Paul  et d’un brillant exposé doctrinal de Jésus sur  l’union hypostatique qui le lie au Père : Je suis dans le père et le Père est en moi, dira t-il. Quant au Samedi, un autre tableau de la mission des apôtres sera peint. Paul entreprendra son deuxième voyage missionnaire motivé par l’appel du Macédonien : « Passe en Macédoine, viens à notre secours ». Nous finirons cette semaine sur la certitude que, comme le maître, les disciples seront haïs et persécutés par les hommes. (Evangile du Samedi). Par ailleurs, ce qui est intéressant dans cette semaine, c’est la progressive pédagogie de l’Eglise à nous faire intuitionner l’imminence de la venue de l’Esprit saint, Amour du Père et du Fils. La récurrence flagrante de l’expression « à l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples »  au début de chaque page d’Evangile, en porte l’évidence. C’est le signe que, nous ayant aimés jusqu’au bout, le ressuscité, sentant son départ au Père, ne pouvait nous laisser que l’héritage de l’amour mutuel, un véritable programme de vie et un appel à vivre de l’Esprit, Amour personnifié,  qui chante en nos cœurs et habite nos silences.

« AMA » c'est-à-dire « aime » ; voici le thème qui nous aidera à traverser cette semaine. « Ama et fac quod  vis – aime et fais ce que tu veux-» ; « ama quod facis – aime ce que tu fais » ; « ama Deum -aime  Dieu- » ;  et aime l’autre en Dieu ; mais surtout  Ama … Aime. Et  comme le dit le saint évêque d’Hippone, « quand on aime, il n’y a plus d’effort ; et s’il y avait un effort, l’effort lui-même est aimé ». Ama ; aime seulement. Pour aimer au-delà de tout, nous voudrions pouvoir compter sur toutes ces figures qui ont su aimé Dieu et les hommes même au plus creux de leurs épreuves existentielles. Il s’agit de sainte Catherine de Sienne ; de saint Pie V ; de saint Joseph, travailleur ; de saint Athanase, évêque et docteur de l’Eglise ; des saints Philippes et Jacques, apôtres dont nous ferons respectivement mémoire du lundi au vendredi.

1er Mai : saint Joseph, travailleur ; messe à 8h 

Le chapelet du Mercredi sera médité et intériorisé à la grotte.

Le Jeudi : adoration du très saint Sacrement au cours de laquelle nous méditerons un texte de saint Antoine Marie Claret sur l’amour suivi de l’hymne à l’amour. (1Co13) A la fin, nous accompagnerons tous le saint Sacrement au reposoir.

Pour les célébrations eucharistiques, nous veillerons à ne prendre que des chants à l’amour comme : Dieu est Amour ; Aimer c’est tout donner et se donner soi-même.

Nous essaierons également de faire silence autant que faire se peut dans cette semaine car c’est dans le silence des mots que l’amour véritable s’éclot et se vit.

Nous traduirons en acte cet amour auquel le groupe liturgique nous convie en choisissant en son temps un bout de papier sur lequel est inscrit le nom du bénéficiaire de notre soutien spirituel et pourquoi pas matériel. Aussi, le présent groupe vous demande t-il de porter en prière les intentions de cette personne à travers 1 pater, 1 ave et 1 gloria.

Agréable semaine à tous et à chacun. 

Partager cet article

Repost 0
Published by SPERAULD AGOSSOU
commenter cet article

commentaires

Théologat Eudiste De Yopougon

  • : THEOLOGAT
  • THEOLOGAT
  • : CE BLOG A UN CARACTÈRE CULTUREL ET RELIGIEUX
  • Contact

  • THEOLOGAT
  • Nous sommes une maison de formation en Afrique pour les candidats eudistes en premier cycle de théologie.
  • Nous sommes une maison de formation en Afrique pour les candidats eudistes en premier cycle de théologie.

CORDE MAGNO

SERVIR LE SEIGNEUR" Corde magno et animo volenti"Anani

Recherche